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mardi 23 juin 2015

Anatole Lebreton, ou les parfums-poètes



L'apprentissage des parfums ne se fait pas sans erreur. Ayant commencée à m'intéresser à ce monde des senteurs il y a peu de temps de cela (il y a deux ans très exactement, cf ce poste poussiéreux), je m'étais d'abord ensevelie dans des effluves de parfums de grandes distribution, squattant les rayons de l'Inno, collectionnant les touches de papiers dans des classeurs (que je n'ai plus jamais ressenties et que j'ai d'ailleurs foutues à la poubelle il n'y a pas si longtemps de ça) et jouant mon experte en reniflant les nouveautés et en trouvant tout très "intéressant" ou "innovant".

Bref, j'avais un pif de mert', et en plus, je faisais de mon nez (depuis le temps que je voulais la placer celle-là, ha ha!).

Puis j'ai passé un niveau, comme dans les jeux vidéos, mais sans tuer aucun monstre armée d'une épée mythique donnant +22 en force mais -13 en charisme (pour ça mes 15kg superflus font très bien leur job). J'ai donc poussé la porte des parfumeries de niches, et j'y ai découvert, toutes écoutilles ouvertes, des parfums plus riches, plus amples, plus profonds. Mais ne soyons pas sectaire: j'y ai aussi senti de belles merdes. Parce que y a pas à dire: tout le monde à un moment ou un autre, fait son petit caca.  

Pour ne pas me perdre dans des élucubrations de néophytes qui trouve tout "maaaagggnifico", je me suis alors mise à fréquenter des sites sur le parfum. J'y ai lu beaucoup de critiques, découvert que les vintages étaient des trésors que l'on chérit, que l'on ne jette pas dans l'évier et qu'on peut acheter sur ebay à des sommes dingues, et que c'est en sentant le plus de choses que l'on se forge un nez digne de perfumista. Grâce à tout cela, j'ai aussi eu la chance de rencontrer des personnes uniques qui m'ont guidées (parfois sans le savoir) et qui ont fait de cette étrange passion qu'est le parfum quelque chose de vraiment merveilleux.

Et c'est au fil de mes expériences (mais aussi et surtout grâce à mon cher Dau) que je découvris Anatole Lebreton, aussi connu sous le nom de Civette au bois dormant dans la blogosphère. De la distribution quasi sous le manteau entre passionnés de parfums à la reconnaissance de ses pairs via des prix et des nominations (Olfactorama, Adjumi Awards), et, enfin, son site officiel en ligne depuis à peine quelques jours, Anatole a su gagner le cœur (et le nez) des amateurs de belles choses qui se sniffent.

Mon tout premier parfum d'Anatole Lebreton fut en fait sa seconde création: L'Eau Scandaleuse. Vous pouvez d'ailleurs lire son propre article sur le sujet sur son blog. 


Ce fut l'amour au premier sniff! En grande fan de tubéreuse que je suis devenue, je ne pouvais que succomber à ce parfum vraiment unique et franchement merveilleux. Pour décrire sa seconde création, Anatole parle d'une femme très charnelle entrant dans une boutique d'antiquité dans laquelle l'air est saturé par l'odeur du cuir de vieux fauteuils. 

Pour moi, il vous faut imaginer une fleur (type lys) dont les larges pétales se transforment petit à petit en un cuir luisant que l'on a envie de toucher du bout des doigts. Une sorte de lutte s'engage alors entre la tubéreuse et le cuir, mais il n'y aura aucun vainqueur, car ne pouvant conquérir la fleur, le cuir décidera d'en devenir l'amant.

Certes mon évocation est digne du lyrisme d'un mauvais Barbara Cartland, et pourtant c'est cette guerre que ce livre la luxuriance exacerbée des deux protagonistes qui rend ce parfum si unique et hors du commun. 

L'Eau Scandaleuse est un parfum intensément sensuel au sillage qui fera se pâmer quiconque sera prit dedans et qui fera de celui ou de celle qui le porte un être d'un érotisme absolu!

Mon second deal avec Anatole (on dirait presque que je lui ai acheté son parfum dans une ruelle sombre, humide et inquiétante) fut pour son troisième parfum, Bois Lumière, dont il parle dans cet article sur son blog.


Enthousiasmée par la présence d'immortelle, que j'aime beaucoup, et de miel, cette création-ci ne fut pas pour moi un coup de cœur comme le fut L'Eau Scandaleuse. Pourquoi? Et bien c'est simple: il arrive que certains composants dans un parfum - un peu comme en cuisine - vous rebute, ou vous rappelle des souvenirs peu agréables. Ceci n'étant évidemment lié qu'à votre propre petite personne. Ce fut le cas pour Bois Lumière qui, sur moi (je le précise hein!), me rappelle trop l'odeur de pipi. Ben ouais. De fait, dès qu'un parfum présente du miel dans sa composition, mon nez se fronce de suite car l'odeur qui s'exhale alors de ma peau me projette dans des toilettes, en générale pas très propres. Tof hein? Et pourtant j'adore le miel. Allez comprendre... 

Pourtant sur touche, qu'il est beau et riche ce Bois Lumière! En le sentant, je vois une vieille souche d'arbre, sèche et très noire, qui, soudain éclairée par un rayon de soleil, révèle la présence d'une ruche bourdonnante donc le miel épais et onctueux coule doucement sur ce bois sombre. Soleil, miel, bois. Un trio absolument divin. Malheureusement pas sur mon gras. Ne me reste plus qu'à en vaporiser sur mes t-shirts.

Bois Lumière, c'est un parfum gourmand sans l'être, un dessert au goût profond et intense. Personnellement, je sens plus le miel que l'immortelle, mais cela est sûrement dû au fait que le pif détecte souvent plus vite les senteurs qui nous gênent de celles qui nous plaisent.

Anatole voit en Bois Lumière un parfum d'été, que l'on ne porte que quand il fait très chaud et sec. Et je ne suis on ne peut plus d'accord avec lui. Tout comme Sables d'Annick Goutal, aussi à base d'immortelle (mais qui a lui un côté curry), que je ne porte que lors des canicules très sèches (surtout pas par temps lourd).

Et puis voilà qu'un jour, Anatole eu l'excellente idée de relancer la production, et ce de ses propres petites mimines vu qu'il fait tout cela tout seul comme un grand (passionné), de sa toute première création: L'Eau de Merzhin. Vous pouvez lire son article sur son blog également.


L'eau de Merzin, c'est la Bretagne au printemps telle qu'Anatole la connu enfant. On découvre alors un parfum joyeux, pétillant, délicatement vert et avec une petite note aqueuse hyper rafraîchissante pour contre balancer le coté un peu plus sec du foin coupé et mis à sécher. Et puis, il y a cet aspect très légèrement poudré qui apporte un brin de nostalgique. 

Sur ma peau, L'Eau de Merzin, après un moment, a cependant aussi une touche un peu moins verte et fraîche. Elle devient comme, disons, un peu "sale". Comme si après m'être roulée avec délectation dans le foin et les herbes, j'avais aussi par mégarde écrasé une motte de boue pas très fraîche. On peut voir cela de deux façons: soit on est rebuté par cet aspect de la fragrance, soit on y voit un côté plus animal qui rend ce parfum pas aussi innocent qu'il n'en a l'air.

L'Eau de Merzin, c'est ce que j'appelle un faux parfum simple, car il y a en lui tant de choses à découvrir au fil des heures qu'il vous étonne tout au long de la journée! 

Et enfin, destinée à n'être distribué qu'en quantité extrêmement limitée, Anatole nous offrit, à nous les élus (enfin, merci à Dau de m'avoir prévenue!), cette si jolie petite chose, ce qu'il appelle joliment un "parfum éphémère": En mai fait ce qu'il te plait


En mai fait ce qu'il te plait, c'est au premier pschiiit un énorme bouquet de fleurs printanières, en pleine floraison et donc en pleine exhalaison! On a le lilas qui bouscule le muguet qui lui même pousse la jacinthe, etc. C'est du catch floral en plein! 

Et puis, quand tout ce petit monde en pétale à fini son "pousse-toi d'là que j'm'y mette la corolle", on a un moment de sérénité ultime, comme si, une fois posé sur la peau, ce petit monde végétal avait décidé, fatigué, qu'il allait doucement s'endormir et se faner avec élégance. 

Voilà! Si je ne devais garder qu'un seul parfum d'Anatole Lebreton, ce serait sans hésiter L'Eau Scandaleuse tant cette fragrance fut un véritable coup de foudre. Mais là, c'est à vous de découvrir ces petits joyaux olfactifs!

Vous pouvez vous offrir les parfums Anatole Lebreton via sa boutique en ligne, il ne vous en coûtera "que" 90€ pour 50ml, ce qui reste un prix extrêmement raisonnable pour un parfum de niche, et pour de si belles créations sorties tout droit du nez d'un vrai passionné. 

mercredi 22 avril 2015

Quand les parfums percutent la gastronomie: la Maison Michèle Gay



Le tableau: nous sommes fin 2014, tout près des fêtes. Le temps est humide et gris. Le temps est belch'. Soudain, je reçois un appel de mon pote Stève, rédac chef du magazine Wolvendael pour lequel j'écris de temps en temps, qui me sort de ma torpeur canapé-esque. Il me demande si j'ai envie de l'accompagner dans une excursion semi-journalistique. Semi parce qu'on ne sait pas encore si on va écrire sur le sujet. Et aussi parce qu'on y va par curiosité sans savoir dans quoi on va mettre nos semelles en caoutchouc (celles de Stève étaient peut-être en cuir, je ne sais plus). 

C'est donc ensemble que nous avons poussé la porte d'une petite boutique toute mimi dans le quartier très prisé du Châtelain/rue du Page: la Maison Michèle Gay, parfumerie culinaire.



"Mais nomdedjos, c'est quoi encore que ce truc" que je me suis dit, pas vraiment à l'aise à l'idée de goûter des machins bizarres mélangé à des trucs encore plus spéc'. Il faut savoir que si je suis de nature très curieuse, les expériences culinaires me font en général assez peur, parce que quand on aime pas, ben une fois en bouche, on a pas des masses de choix...

Une fois dans la boutique, Stève et moi-même avons été accueilli par Michèle Gay elle-même, un petit brin de femme au sourire contagieux et aux yeux plein de bonne humeur, habillée d'une salopette et d'une casquette style cheminot. De suite, elle nous a mis à l'aise: chez elle, pas de chichi, nous sommes chez nous. 



La boutique offre un petit espace détente avec un gros fauteuil confortable et un banc en bois orné de coussins, un espace de dégustation avec une table en bois et des tabourets, et une cuisine-atelier pleine de vaisselle chinée sur les brocantes et datant de +/- 1950 à 1970. Un mélange hétéroclite mais plein de charme, qui me rappela le service de ma Mamy.



Michèle nous guide à travers cette boutique qu'elle a faite sienne il y a peu de temps de cela (elle a ouvert en novembre 2014), boutique qui était son rêve depuis longtemps et pour laquelle elle a abandonné une vie et un salaire confortables à Paris pour tout parier sur sa parfumerie-culinaire, et sur Bruxelles. 

C'est assez émerveillée que je découvre ses créations, et ma peur du "par odin ça va être dégueu c'est trop spéc'" est vite remplacée par une envie pressante de tout sentir et tout goûter. Michèle a d'ailleurs l'air aussi enchantée que nous, et nous passons de son petit-beurre rose au vétiver* (et à la cannelle) à ses poudres-parfum, sans oublier sa sélection de thés-parfum à infuser à froid et à déguster dans un verre ballon comme un grand cru, et ses poivres rares et uniques.
Au final, ma première visite chez Michèle Gay se solda par mon article "Chez Michèle Gay" dans le Wolvendael (p.42), et un sac bien rempli de petit-beurre au vétiver, de poivres, et de quelques un de ses thés qui firent de magnifiques cadeaux de Noël très appréciés.


Mais l'histoire ne s'arrête pas là.

Ma seconde visite chez Michèle Gay, je la fis il y a de cela à peine une semaine. C'était un vendredi midi, et, accompagnée de ma 'tite Loutre (la seule de mes amies suffisamment tarée que pour ne pas craindre les expériences culinaires hors du commun), nous y étions conviées par Michèle elle-même pour un lunch.

Ce fut un véritable feu d'artifice gustatif, et une expérience absolument fantastique.


Tout d'abord, l'accueil de Michèle, fidèle à elle-même, qui nous mis à l'aise de suite. "Vous êtes ici chez vous", et le sourire est franc et honnête. Après avoir fait le tour du propriétaire à 'tite Loutre, nous nous installâmes à table afin de commencer notre voyage culinaire. Et Michèle pris nos papilles et les emmena avec elle découvrir des endroits secrets et merveilleux.


Nous commençâmes par une soupe épaisse et veloutée, la coco-cacao, à base de haricots blanc et de cacao. Harmonie étonnante au parfum de chocolat, servie avec un fin filet d'huile d'olive. C'est vrai, cela semble vraiment étrange, mais en bouche, tout devint une évidence. La magie de Michèle était en marche.





Pour accompagner ce potage à la fois exotique et moderne, quelques tranches de pain frais, du beurre et un assortiment de sels et de poudres-parfum de Michèle.



Comment dire...

Je vais être franche: ben putain, YOOHOOOOO CA ROXE DU PONEY! Et rien que de repenser à ce que nous a servi Michèle, je bave et ai envie de me précipiter chez elle pour y vivre. 

Reprenons notre calme et poursuivons...

Les sels-parfum de Michèle présentés étaient ceux au pain d'épice, au cuir fumé, au vétiver et au bourgeon de cassis. Les poudres-parfums, celles au chypre et à la lavande. Le tout servi avec une eau délicatement et subtilement parfumée d'une saveur florale toute douce.


Ce n'était plus un feu d'artifice buccal, mais carrément les fêtes nationales du monde entier réunies tant tout explosait en bouche, libérant des notes jamais goûtées auparavant, faisant briller nos yeux agrandis par le plaisir et sourire nos lèvres qui n'en revenaient pas d'avoir eu accès à ces trésors gourmands.

Suivi alors le fromage parfumé au vétiver et sa petite salade de jeunes pousses et d'orange au poivre rose, parfait en rafraîchissement de fin de repas.




Et enfin, le dessert: un cake parfumé, dernière création de Michèle qui va lancer bientôt des mélanges afin que nous puissions les refaire chez nous, et une compote de pommes tiède avec de la chapelure de petit-beurre au vétiver.




Au final, non seulement nous avons mangé un repas divin, magnifique, unique, mais avons pu aussi bénéficier de la présence de Michèle qui est une hôtesse parfaite et aux petits soins pour nous. 

J'ai aussi totalement craqué pour ses sels-parfum, surtout le cuiré qui est absolument magnifique, très riche et profond en bouche, et le pain d'épice, mélange assez unique de sucré-salé. Je ne peux que vous conseiller de les goûter sur une simple tranche de pain beurré afin qu'ils se révèlent à vous dans toute leur beauté avant de les ajouter à vos plats. La poudre-parfum chyprée à quant à elle volé mon cœur, et que dire de la chapelure de petit-beurre sur une compote si ce n'est que c'est une passerelle vers le paradis des gourmands.



Je ne vous conseille donc pas d'aller chez Michèle Gay, je vous l'ordonne! 

Si il est vrai que les prix peuvent sembler un peu haut de gamme "juste" pour un peu de sel ou une dizaine de biscuits (6€ pour les petits-beurres au vétiver, 14€ pour les poudres), ils en valent vraiment l'investissement tant l'expérience que vous vivrez en les goûtant n'a elle pas de prix. 


Michèle offre aussi, sur réservation uniquement, des ateliers-lunch (30€ pp sans minimum de participants requis) ou des soupers-parfum (50€ pp et à partir de 6 personnes) lors desquels elle vous fera découvrir son univers. A faire au moins une fois dans sa vie, et à faire découvrir à ses amis tant cela beau et bon. 

Maison Michèle Gay
Rue du Tabellion, 82
1050 Bruxelles
tel: 02 538 46 38

Site: Maison Michèle Gay
Facebook: Maison Michèle Gay
Instagram: MaisonMichèleGay


* vétiver: plante dont on utilise la racine pour en faire un parfum vert, boisé et un peu fumé.

dimanche 8 mars 2015

Bon et Bon les bonbons


A chaque fête ou anniversaire, on me demande ce que je veux comme cadeaux. Vous devez connaître ça vous aussi. Je pense sincèrement que selon l'âge, on demandera une chose matérielle (pour les djeunz) ou immatérielle (pour les vioques). Et je pense avoir atteint cet âge canonique où l'immatériel prend le pas sur le superficiel. Je suis plus en demande de moments, de souvenirs, que de machins-trucs qui prendront la poussière chez moi. Bien sûr, un cadeau bien choisi qui prouve que la personne a réfléchi à ce qu'elle allait m'offrir en pensant plus à mes goûts qu'aux siens me touche au plus haut point, parce qu'on a tous déjà reçu un cadeau qui faisait plus plaisir à celui/celle qui offre qu'à nous-même, moment de gêne extrême, poker face obligatoire.  

Cependant, quand quelqu'un veut réellement m'offrir un présent composé de matières chimiques et physiques, je demande souvent, d'un air plus qu'emballé: "DE LA BOUFFE!". On pense souvent que je plaisante, mais non, je veux vraiment de la bouffe! Parce que ça me rend heureuse, en bonne et pure épicurienne que je suis, et parce que ça me permet de découvrir des goûts et des saveurs que je n'aurais sans doute pas eu la chance de tester autrement.

Du coup, quand à ma grande surprise, ma gentille factrice sonna à ma porte pour me déposer un colis surprise composé de petites boîtes colorées, avec un petit mot m'informant que le tout m'était royalement envoyé par ma copine Cécile, exilée en Ardennes depuis peu, je fus joie d'en découvrir le contenu: 

DES BONBONS!


Et pas n'importe lesquels, ceux de chez Bon et Bon!

Bon et Bon, c'est une petite boîte toute jeunette créée par des p'tits belch' qui ont eu l'envie de relancer les confiseries d’antan tout en respectant les recettes originales, le tout fait par des artisans locaux. Du coup, on (re)découvre des bonbons oubliés ou peu connus, tout comme de grands classiques, le tout joliment conditionné dans de petites boîtes en carton recyclé, avec une petite note explicative sur chacune de ces délicatesses culinaires et gourmandes.

Mon amie Cécile ayant fait des folies, j'ai eu droit au pack "découverte" composé de cuberdons, caramels, coquelicots de Nemours, cassissines de Dijon et de niniches de Quiberon.

A moins que vous ne soyez pas belch', on ne présente plus les cuberdons, petit délice fondant dont j'aime aspirer l'intérieur avec délectation. Attention à ne pas les laisser se cristalliser sinon l'intérieur du cône devient tout dur. Si mes cuberdons préférés ont été pendant longtemps les Léopold (qui coûtent un rein et un œil gauche), ceux de Bon et Bon ont à présent atteint un niveau de délice, de gourmandise et de perfectitude (ouais, si je veux!) inégalable. Il est clair qu'à partir de dorénavant, je ne me mangerai plus que ceux de Bon&Bon! Et ce n'est pas mon Bouddha protecteur qui dira le contraire!


Second grand classique, les caramels au beurre salé d'Isigny. Gaffe à vos plombages et aux dents branlantes! Ils sont fabriqués dans de grandes cuve en cuivre, à l'ancienne, avec le beurre salé fait sur la petite île d'Isigny.


Passons maintenant aux découvertes que j'ai faites! Moi qui ne suis en général pas très bonbons durs à suçoter, je suis pourtant tomber raide dingue en amour des Coquelicots de Nemours! Fabriqués à partir d'arômes naturels de pétales de coquelicots sauvages, ils fondent doucement en bouche en libérant un subtil arôme de grenadine, de cassis, de fruits rouges. Un pur délice, à suçoter ou à croquer (je fais les deux!). De plus, l'association qui se charge de la production et de la récolte des coquelicots bio subventionne un projet de construction d'écoles en Afrique. 



Seconde surprise de taille: les Niniches de Quiberon. Une sorte de sucette au caramel dur et au goût prononcé et totalement addictif! Heureusement que c'est une grande boîte parce que je sens qu'elle ne va pas durer longtemps... Restez bien connecté à la page Facebook de Bon&Bon car un arrivage de niniches au goût varié va très bientôt arrivé! 



Et enfin, last but not leats, les Cassissine de Dijon. Je pensais que les cassissines seraient une sorte de bonbons durs aromatisés au cassis, mais, ô joie ultime, il s'agit en fait de pâte de fruits! Et J'ADORE les pâtes de fruits! Si le cœur fondant à la liqueur de cassis m'a un peu effrayée (je ne tolère pas l'alcool, gène asiatique oblige), on ne goûte absolument pas l'alcool, juste de la pure douceur. Et tout comme les cuberdons, c'est un délice que de croquer la croûte de sucre et de savourer la suavité du cœur de cette friandise gourmande!


Voilà! Je remercie encore 1.000 fois Cécile pour ce très joli et très attentionné cadeau que je savoure un peu chaque jour! Je pense tester plus tard la violette, l'angélique et bien sûr les pâtes de fruits (mais pas les calissons, berk berk!).

L'avantage avec les produits artisanaux de qualité est que le goût est plus prononcé, les saveurs plus concentrées, et donc, on a moins l'envie d'en manger plein et plus envie de savourer!

Je conseille donc Bon et Bon à quiconque veut faire un cadeau original, ou à tous les amoureux des sucreries, confiseries et bonbons de part de là le monde! Le packaging est trop choupi, et écologique par-dessus le marché, et c'est une toute petite firme belch' avec une vraie éthique, à taille humaine et où tout est fait à la main, du montage des boîtes au collage des étiquettes colorées et du petit confetti qui sert à ouvrir ces petites merveilles (oui, ils sont fous chez Bon&Bon). Les prix des packs varient de 19.99€ à 49.99€ et le prix des boîtes de bonbons uniques de 5€ à 15€. Faites-vous plaisir! 


mercredi 26 novembre 2014

De la difficulté de rompre les sceaux


On a tous connu ça, le jour où l'on a reçu le cadeau de ses rêves: une paire de chaussures, un bijou ou une belle robe. Je parle de la difficulté à déballer ce présent et à le porter, de peur de l'abîmer dès le premier jour. On met ce beau cadeau de côté pour "des occasions spéciales", mais rien n'est suffisamment spécial en fin de compte. Et on se retrouve parfois, des mois si pas des années après, à retrouver par exemple cette robe splendide toujours dans sa boîte, inutilisée, magnifique, et de trois taille trop petite parce qu'on a pris 10kg depuis, sans parler du fait qu'elle est devenue complètement démodée.

Si j'ai réussi à plus ou moins enrayer cette tendance pour les fringues (vu que je ne m'offre que des hoodies, ha ha!), les shoes (les baskets de skater se font de plus en plus rares j'vous l'dis moi) et les bijoux (les quoi?), je dois bien avouer une chose: j'ai nettement plus de mal à le faire pour les parfums! Encore plus lorsqu'il s'agit d'extraits ou de flacons exceptionnels scellés. L'idée de briser le seau, de couper ce cordon quasi ombilical entre le flacon et son bouchon ciselé, de perdre ce qui rend cette oeuvre de verrerie ou de cristal entière, si délicate et d'une telle valeur me fait avoir des sueurs froides. Et si je le coupe mal? Et si ça ressemble plus à rien? Et si je n'ouvrais jamais ce flacon! Et si je ne me mettais pas ce parfum si beau parce que son flacon l'est tout autant? Et si et si et si... 

Non mais sérieux, n'importe quoi.

Du coup, tout récemment, j'ai pris une grande décision, sorti la paire de ciseau la plus affûtée que j'ai, et aligné les boîtes de parfums scellés. Certains depuis plus d'un an. Ben ouais. J'ai pris une grande inspiration, et clac! 

Et bien quelle bonheur que de sentir ces merveilles! Certes, couper le fil d'or de Chamade, Sous le Vent ou Véga fut difficile, mais remplir de petits vapo de sacs et sentir les effluves magiques de ces fragrances en valait vraiment la peine.

Avant de commettre "l'irréparable", j'ai cependant pris soin de prendre des clichés de quelque unes de ces beautés scellées, afin de me souvenir de leur belle "virginité"...







mardi 18 novembre 2014

Et puis y a des weekends comme ça...

Je suis quelqu'un de plutôt casanier. J'aime bien sortir, mais pas plus que ça. Après tout, ça veut dire se laver les cheveux (au lieu de laisser la nature faire son oeuvre de graissage capillaire), s'habiller (au lieu de traîner en robe de nuit en pilou et poils de clebs dans laquelle j'ai l'air d'une folle aux chiens), sortir dans le dehors (hack!) et avoir des contact avec les gens (double hack!). Attention, mes amis ne sont pas des gens! Ce sont mes amis. Détail qui a son importance.

Et pourtant, ce weekend fut riche en événements et sorties! Mais que de joie, de rires, de découvertes, de rencontres, de retrouvailles et de partage! 

Tout compte fait, sortir, ce n'est pas si mal que ça. Et en plus, mes cheveux sont propres maintenant...

De l'avantage d'organiser un lunch entre copines chez soi: non seulement on reçoit de superbes fleurs, mais en plus on hérite des restes! Goinfrages en règle, j'vous dit qu'ça! 

Le splendide bouquet de mon amie Sab
(et mon Bouddha protecteur, cadeau de Dau!)

La magnifique orchidée de mon amie Nat

Le salon du parfum à Woluwé dimanche matin. J'y retrouve mon ami et mentor en parfum, Dau, qui me fait toujours éclater de rire avec ses remarques et m'impressionne toujours autant de par sa connaissance en parfums, et qui m'a présentée à Frédéric Sacone, l'assistant du nez officiel de Guerlain (Thierry Wasser), et son compagnon, Bastien. Très grand moment pour moi, honorée que j'étais de faire la bise à Frédéric! La veille, je sautillais partout à la maison en fredonnant "je vais voir Fred Sacone, lalala, Fred Sacone". Une vraie gamine...

Dau (qui était malade et crevé), Bastien, une dinde au comble de la joie et Fred Sacone

Une très belle rencontre en tout cas. Fred a su rester simple, discret, à l'écoute, bref, une très belle personne qui ne se prend pas la tête et ne l'a pas perdue. Pourtant, travailler en tant que nez chez Guerlain et s'occuper de la gamme des Exclusifs en aurait noyé plus d'un dans son égo. Mais pas lui. C'est aussi, bien évidemment, un passionné, tout comme Bastien. Toujours à l'affût de vieux flacons historiques Guerlain (de préférence avec la fragrance encore intacte dedans), nous avons arpenté les étals du salon en leur compagnie, les yeux brillants devant les flacons de Parure de Guerlain (malheureusement des factices).

Dau, Bastien et Fred à la recherche du flacon perdu 

Haaa ce flacon de Parure! Quelle beauté! 
(mais 80 boules pour un factice, c'est non quoi)

Nous avons fini au Cook & Book devant un cheeseburger avant que Fred et Bastien ne reprennent la route pour Paris, le sac rempli de vieux flacons et le coffre plein des cadeaux que David-au-grand-coeur leur avait fait lors de leur visite à la Haute Parfumerie Place Vendôme.

Fred et Bastien, si vous lisez ces quelques lignes, ce fut un réel plaisir de vous rencontrer! Je vous envoie de la bière belch' bizarre, du sirop de Lièch' et des cuberdons quand vous voulez! 

La journée a continuée sur la lancée des belles surprises par les retrouvailles avec un ami perdu, exilé en Uruguay et de passage à Bruxelles. Rencontré au club d'iaido Yaegaki Kai, Gérard c'est avec une joie sans égale que je t'ai revu. Tu n'as pas changé d'un iota. Ca m'a fait si chaud au cœur de te voir, tu n'as pas idée! 

Un belch' uruguayen, une Loutre folle de domination du monde et une Ourse au poil brillant

Comment finir une journée si riche en rebondissements et en joie? En la passant auprès d'une nouvelle amie qui a intégré mon cercle très fermé de folles-dingo grâce aux Demoiselles de Bruxelles: j'ai nommé la belle Aurore, ma poupée de porcelaine fine. Une belle et douce soirée chez elle à siroter des latté au sirop pumpkin spice accompagné de crêpes au lait d'amandes et à regarder son chat, la petiote Kara, faire l'équilibriste sur le dos d'une chaise. 

Et maintenant, la photo du jour: à quoi vous fait penser cette poire?

a) à une poire vintage
b) à une vieille couille mollassonne
c) au menton bloblotant de Tonton Charlie



dimanche 2 novembre 2014

L'histoire de la Grosse Saucisse


Il était une fois, il y a presque 6 ans de cela, un jeune couple d'adulescents qui décidèrent d'adopter une petite Pouille chez Veeweyde. Devenue depuis une véritable princesse - Princesse Lucy Doux pour les fidèles - aux yeux si élégamment maquillés, elle rendit la vie de notre couple encore plus belle qu'elle ne l'était avant. Chaque jour apportait son lot de caresses, de rigolades, de jeux et de promenades.


Bitch, please...

Puis, alors que les 40 ans de notre plus si jeune couple que ça se profilèrent à l'horizon, un besoin se fit de plus en plus pressant: non pas celui de faire caca après avoir bu un café serré, mais bien celui d'accueillir un autre petit chien abandonné à qui donner de l'amour et de l'affection. 

Cela faisait longtemps que cela leur tournait en tête, mais la peur de déséquilibrer la vie qu'ils avaient offert à Princesse Lucy Doux les avait à chaque fois fait reculer. Mais à l'aube de l'anniversaire de leur mi-vie, ils avaient envie de faire quelque chose qui compterait vraiment. 

Notre couple de vieux adulescents décida alors de faire un geste qui aurait de l'importance: ils décidèrent d'adopter un chien qui serait soit déjà assez âgé afin de lui offrir une belle fin de vie, soit un chien handicapé, vu que ces deux cas de figure représentent en général des cas désespérés de chiens laissés dans un refuge pour y mourir.

Cette fois, les recherches s'orientèrent vers les chiens maltraités d'Espagne et sauvés in extremis de l'élimination par une organisation belge néerlandophone, ACE Charity. Ce fut via un ami, David, le propriétaire de la magnifique Haute Parfumerie Place Vendôme, qu'ils trouvèrent une petite âme à sauver: Turia n'attendait qu'eux.



Turia, c'était une petite chienne de 8 ans, un mélange de podenco (petit lévrier espagnol) et d'on ne sait trop quoi d'autre, maigre comme un clou, apeurée, et ne comprenant vraiment pas ce qui lui arrivait. Elle ne se nourrissait plus, avait tellement peur au refuge et déprimait gravement. Son adoption était devenue un cas urgent tant elle dépérissait. 




Du coup, après avoir contacté ACE avec l'aide de David, la visite de contrôle fut organisée rapidement afin d'estimer si le vieux couple d'adulescents était apte à offrir une belle vie à la petite Turia. L'accord fut donné par la gentille bénévole de ACE, le contrat d'adoption signé, et, chose exceptionnelle, le voyage de Turia fut organisé endéans les 5 jours qui suivirent tant son cas était devenu urgent.



C'est le 26 mai 2014 que notre couple pris la direction de Zaventem afin d'y retrouver l'équipe de ACE et d'attendre l'arrivée de leur nouvelle petite fille. Après 1h30 d'attente interminable, ils virent enfin arrivé de grosses caisses de transports. La cigogne était arrivée! 

Dans une caisse, 3 à 4 chiens, principalement des chiots ou de très jeunes chiens, et la petiote Turia. Dès sa sortie, sa maigreur inquiéta notre couple, mais elle était dynamique et très curieuse, et cela les rassura. Elle sauta dans la voiture sans crainte, et une fois arrivée dans sa nouvelle maison, elle eu droit à un bon bain, une petite ballade au parc et à de la bonne nourriture.

Le soir même, elle dormait dans le lit avec le vieux couple d'adulescents et la Princesse Lucy Doux qui se demandait vraiment qui était cette grande paysanne toute en pattes...

Cela fait donc un peu plus de cinq mois que Turia a élu domicile à Bruxelles, pour le plus grand bonheur de ce vieux jeune couple!




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Voilà la petite histoire de Turia, ou de Tutu, ou encore de Tutuche, ou Turia-kun, ou Duchess Turia the Great, ou Grosse Saucisse, ou MUTO

Dès sa venue, nous sommes aller voir notre bon vétérinaire, le Dr Charpentier, qui a malheureusement diagnostiqué un très gros souffle au cœur à notre petite fille toute en pattes. Après une écho qui confirma la chose, Turia est à présent sous médicament (Vetmédin), et ce à vie afin de diminuer au maximum sa maladie. Elle fut aussi traitée contre une belle crasse gastrique typique des régions du sud. Elle présente une mâchoire légèrement prognathe et pas mal de dents cassées si pas même carrément manquantes, mais rien qui ne l'empêche de manger correctement (et de tout!).



Depuis, Tutu a pris du muscle (elle a de bonnes cuisses musclées à présent!) et du poids et est passée d'à peine 10,5kg à un bon 14-15kg, ce qui lui vaut à présent le surnom si convoité de Gosse Saucisse. Son poil a aussi changé drastiquement: d'une fourrure semblable à de la paille drue, elle est passée à un poil aussi doux et soyeux que de la soie avec de jolis reflets dorés! Elle présentait aussi de vilains cals sur les coudes de ses pattes avant dû à une vie "à la dure" sans coussin. Autant dire qu'elle ne les a plus à présent vu qu'elle squatte soit le lit, le canapé, ou les 3 à 4 autre coussins de la maison. 

Tutu a aussi la particularité d'avoir d'immenses yeux globuleux, un collier de poils blanc avec une tache de poils caramel, des orteils incroyablement longs et surtout une véritable mèche de cheveux blonds sur le sommet de la tête que nous nous amusons à coiffer (crête punk, mèche sur le côté, séparée au milieu, tresse, etc). 




Chaque jour, elle nous fait éclater de rire, que ce soit avec ses mimiques uniques, le mouvements de ses pattes sans fin, ses bâillements et ses rôts quasi humain, ses doux bisous mouillés ou sa paresse (il faut parfois aller la chercher avec la laisse jusque dans le lit quand elle estime qu'il est trop tôt pour sortir). 



Elle a adopté les promenades au parc sans trop de difficulté, et adore courir après les pigeons le matin ou après sa balle rebondissante (un Kong). Heureusement pour nous, elle a aussi arrêté, au bout de 3 mois tout de même, de se rouler dans toutes les substances les plus immondissimes qu'elle trouvait (caca de renards, de pigeons ou d'autres bestioles non identifiées). Elle reste cependant assez inquiète lorsque l'on fait une promenade inhabituelle, et déteste la rue. Les bruits de la circulation, mais surtout les camions, bus et grosses voitures lui font très peur, tout comme les sons explosifs type pétards (elle nous a déjà fait la sale blague de sortir du parc en courant pour retourner à la maison après avoir eu peur).

Ma Grosse Saucisse reste aussi très attachée à moi, l'hyper-attachement étant très marqué. Chose normale suite à un abandon aussi violent à son âge, mais qui devrait passer, lentement mais sûrement. Elle a déjà arrêté de me suivre aux toilettes, c'est une petite victoire pour mon intimité!

Quant à Lucy, si dans un premier temps elle ne tolérait absolument pas notre paysanne (rapport au fait que Tutu est tout sauf délicate et distinguée), elle a commencé tout doucement à accepter le contact avec elle, si tant est qu'il soit court. 


Lucy et Turia en juin 2014 - comme on le voit, on est encore loin de la Grosse Saucisse. Plutôt une petite chipolata pas bien grasse... 


Si il est vrai qu'au premier coup d’œil elles se ressemblent beaucoup, nous voyons évidemment 1.000 différences: Turia est plus grande, a des pattes gigantesques avec des chaussettes blanches bien définies (chez Lucy elles sont en dégradé), un poil plus ras, un collier de poils blanc, le bout de la queue et du nez blanc (chez Lucy c'est en dégradé). Sa démarche est tout à fait différente. Elle a une très grosse voix qui ferait croire que c'est un énorme pitbull si on ne la voit pas. Elle aime les caresses mais en dose réduite, par contre elle a besoin de contact avec moi (la nuit par exemple elle est collée à moi).

Moi qui craignais de ne jamais pouvoir aimer un autre chien comme Lucy, je me rend compte qu'en fait, l'amour et l'affection que je porte à mes fifilles est totalement différent selon qu'il s'agit de l'une ou de l'autre. Je réalise aussi que je ne pourrai plus vivre sans chiens, le besoin d'entendre le "tic tic tic" de leurs pattes sur le carrelage, de voir leurs grands yeux si expressifs, de voir les filles si heureuses quand elles courent au parc, de sentir leur truffe humide sur ma main pour demander une caresse ou de les voir goinfrer leur nourriture, tout cela m'est devenu absolument nécessaire. Et dorénavant, je ne dors bien que si Tutu est dans mes bras.



Avoir un chiot est sans doute une expérience incroyable, mais je peux vous dire qu'adopter un chien adolescent comme Lucy ou un chien déjà âgé et même malade comme Turia, cela n'a pas de valeur tant tout est précieux! Après tout, sauver une vie, il n'y a rien de plus beau au monde (sauf peut-être lui offrir une balle neuve après que des crocs aient percée la précédente).


Mômaaan, j'ai cassé la baaaalle! 

ACE Charity: possibilité de parrainer un chien si vous ne pouvez l'adopter. La situation en Espagne est catastrophique, surtout après la période de la chasse lorsque les lévriers en tout genre (podenco, galgo) se font torturer et massacrer de manière inhumaine. ACE recueille cependant tous les chiens, un peu comme Veeweyde. Il existe bien sûr des organisations francophones comme ACE (mais la protection animale ne devrait pas connaître de frontière linguistique n'est-ce pas?). Le prix d'une adoption est de 290€ et cela inclus tout (soins, stérilisation, voyage jusqu'en Belgique, etc). Un petit prix pour une vie somme toute.

Merci à Anne van der Maren pour nous avoir permis d'adopter Turia.

Merci à Ela Lopez Marquez et l'équipe du refuge d'Algeciras d'avoir pris soin comme ils le pouvaient de ma petite fille.

¡Gracias a Ela López Márquez y el equipo de Algeciras para el cuidado, ya que podría refugio a mi niña.

Et un merci tout particulier à mon ami David qui a accéléré les choses. David, qui a 7 chiens, dont 6 proviennent de refuge d'Espagne et de Roumanie, et qui injecte tous les bénéfices de sa belle boutique dans des dons aux refuges pour chiens. Alors n'hésitez plus et achetez chez lui, vous vous ferez plaisir, et vous aiderez à sauver des vies! (à savoir, vous pouvez demander des livraisons si vous ne pouvez vous déplacer jusque Wevelgem)


Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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