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lundi 29 octobre 2012

Critique de film: Snow White and the Huntsman

Sun Stars: * *
(Aucune = daube finie / * = mauvais / ** = pas mal / *** = plutôt bon / **** = très bon / ***** = excellent, à ne pas rater!)
Année: 2012
Réalisé par Rupert Sanders
Avec Charlize Theron, Kristen Stewart, Chris Hemsworth, Sam Claflin, Ian McShane, Bob Hoskins, Eddie Marsan, Toby Jones, Nick Frost


De Blanche Neige, je garde le souvenir tenace du joli dessin animé de Walt Dinsey: une animation douce et fluide (le charme d'une animation manuelle à 100%), un personnage cruche qui aime l'ornithologie, des nains qui sifflent et qui tombent tous amoureux de la cruche, un prince au coeur d’artichaut et une méchante reine classieuse (presqu'autant que Maleficient de la Belle au Bois Dormant si ce n'est que cette dernière se transforme en dragon et pas en vieille sorcière au nez qui a besoin d'un peeling et d'une bonne dermato).

Faut croire que Rupert Sanders voulait casser cette image, et accessoirement se faire la Stewart-je-joue-comme-une-tanche. C'est chose faite avec Snow White and the Huntsman, qui est au final un bon petit film divertissant mais qui ne casse pas la cabane des Trois Petits Cochons.

Avant toute chose, il faut dire que le film a une énorme incohérence. Comme tout le monde le sait, la méchante reine, obsédée par sa beauté, demande à son miroir magique si elle est toujours la plus belle du royaume, ce à quoi le miroir répond que oui, mais que Blanche Neige veut grave lui piquer sa place. Et qui c'est que Rupepert a choisi pour jouer la vilaine pas belle? Charlize Theron. La plus belle femme du monde qui embellit au fil des ans qui plus est.  Du coup, face à elle, personne ne fait le poids, et surtout pas la Stewart-je-joue-comme-une-sole. Non mais franchement. On rigole bien, quoi. On peut même pas dire qu'on peut oublier la chose passé l'intro vu que les costumes de la Theron la mettent en valeur de façon éhontée à chaque scène. Theron est ici au summum de sa beauté. Jamais je ne l'ai vue aussi flamboyante. Elle est une véritable oeuvre d'art, une sculpture de marbre, intouchable, et terriblement belle. Il n'y a pas à discuter: elle porte le film sur ses épaules vu que tout ce que l'on attend pendant les 2 heures du film, c'est de la voir. Ha oui, et accessoirement, c'est au passage vraiment une bonne actrice qui interprète super bien les biatch glaciales.

Ceci...

... contre cela. 
Ouais, bon OK, c'est une photo choisie, mais bon, hein...

 Passons aussi rapidement et en pouffant un coup sur l'accent idiot que prend Hemsworth qui joue le chasseur. On ne sait pas trop ce qu'il a essayé de faire (prendre un accent écossais ou irlandais sans doute), mais le résultat final est qu'on a juste envie de lui donner le numéro de téléphone d'un bon dentiste pour qu'il se débarrasse de ce vilain abcès dentaire qui l'empêche d'articuler convenablement. Mis à part ça, l'interprète de Thor s'en sort pas mal et incarne très bien le personnage mou et insipide du chasseur.

Dans le rôle des nains, on retrouve pas mal de têtes connues, dont le bon Swearengen de Deadwood (Ian McShane) ou Nick Frost (Hot Fuzz, Shaun of the Dead, Paul) ou encore, la bonne surprise kinder, Bob Hoskins. Le film a par ailleurs déclenché une mini-controverse, ayant employé des acteurs de taille normale pour interpréter les nains en lieu et place de caster de vraies personnes de petite taille. Tempête dans un verre d'eau? Tout ce que je sais, c'est qu'il était assez comique de voir des têtes connues transformées en mini-eux.

Les nouveaux Avengers... Ca va poutrer du slip.

Je ne m'étendrai pas sur le jeu d'actrice de Stewart, je pense que vous avez compris ce que j'en pensais, la jeune demoiselle jouant exactement comme dans Twilight: même mimique, même tics, même langage corporel, sans parler du fait que bon, elle plus belle que Theron, c'était vraiment la blague de l'année.

- Mais lâche-moi! Tu m'as menti, t'es pas Edward! Tu brilles même pas!
- Ta gueule espèce de morue. T'as Thor de me défier.

Le film en lui-même est agréable, il n'y a pas de baisse de niveau, le visuel est soigné, il y a un peu d'action et de belles armures - on sent que Rupert a voulu faire son Seigneur des Anneaux - et dans l'ensemble, tout se tient malgré quelques défauts ou raccourcis un peu faciles. Le conte à la sauce Rupert transforme la frêle Blanche Neige en une guerrière meneuse d'hommes malgré un speech aussi motivant que la présentation d'une ceinture abdominale amincissante sur le téléshopping, et ici c'est, comme le titre l'indique, pas vraiment le prince qui d'un baiser éveillera de la mort la princesse mais bien le chasseur à l'abcès dentaire.

A noter: une influence notable et pas cachée du tout au Mononoké de Ghibli. La Forêt Magique et le grand cerf blanc, c'est limite honteux tellement c'est pompé sur Mononoké, mais on va dire que c'était un hommage hein, c'est plus joli que dire que c'est copié. Par contre, la référence au Blanche Neige de Disney dans la scène des arbres aux branches crochues est splendide et extrêmement bien pensée, l'une des plus belle du film d'ailleurs.

Un film sympa et distrayant (sans plus) à regarder un jour de pluie verglaçante, un mug de chocolat chaud à la main et une couette sur les g'noux.

Voici encore quelques photos de la statuesque Theron dans les créations de Colleen Atwood, la costumière du film. Je pense qu'aucune robe de grand couturier ne pourra égaler celles d'Atwood. Notez l'évolution de la garde-robe de la reine, de son mariage à son statut affirmé et reconnu de reine maléfique. 







Bonus Blu-Ray: je dois avouer avoir complètement oublier regarder les bonus. La chanson du générique de fin est par Florence + the Machine et est plutôt bon. C'est tout ce que je peux dire, sorry.

jeudi 18 octobre 2012

Deauty Box - Octobre 2012

Parfois, j'ai envie d'être une fille. Une vraie, tu vois, avec de beaux et jolis cheveux brillants et soyeux, de longs cils qui font flap-flap, des lèvres douces et gourmandes très légèrement rosées, un teint de porcelaine sans défaut et de mains aux ongles parfaits arborant un vernis chatoyant. Le genre de fille qui fleure bon la rose et le gardénia et qui prend le tram en faisant "gnihihihi" d'un air de chaton avec la jupe qui vole au vent.

Au lieu de ça, je suis souvent toute rouge parce que j'ai une peau vraiment trop sensible et réactive, les cheveux pas net parce que je me suis remise au sport intensif et que je ne peux pas me laver les tifs tous les jours sinon mon coiffeur me dit que vraiment, non, avec les cheveux à tendance grasse que j'ai, c'est vraiment une mauvaise idée. Je ne porte presque jamais de maquillage (cf le sport pendant la pause midi, pas évident de combiner, trajet salle de sport-bureau, cardio et fonte, douche et remaquillage en une heure) et mes ongles, vaut mieux pas en parler. Quant au style, disons que jeans + sweat à capuche + parka + Kickers sont mon uniforme du moment. On m'interpellerait en me disant "Dites, jeune homme" que je ne m'en offusquerais même pas au point où j'en suis...

Malgré cet aspect peu féminin de moi, et à force d'en entendre parler un peu partout sur le net, j'ai eu envie d'essayer cette nouvelle mode que sont les "beauty box". Le principe est simple et ludique: chaque mois, via un abonnement, on reçoit une boîte dans laquelle, surprise, il y a entre 4 et 6 produits de beauté, soit en format voyage, soit en full size, le tout pour une poignée d'Euro par mois. On ne nous dit pas à l'avance ce qu'il y aura dans la boîboîte, ce qui crée bien évidemment une envie d'avoir quelque chose qui sera sans doute exceptionnel, et la peur aussi de rater LA boîte. Le concept se décline bien évidemment à toutes les sauces, mais en ce qui concerne la Gelbique, nous étions un peu l'enfant pauvre.

C'est là que Deauty entre en scène. Deauty, c'est pour la contraction de "discover beauty", et c'est aussi et surtout une petite boite belge, et non pas une énième succursale française/américaine/asiatique. L'abonnement à Deauty coûte 15€ par mois (il y a aussi un abonnement trimestriel ou annuel). La première Deauty Box fut celle de septembre, mais elle ne fut envoyée qu'à quelques personnes qui, je présume, ont une certaine influence sur la toile en matière de produits de beauté, histoire de faire gonfler la bulle et de profiter du bouche à oreille. C'est via la page Fessebouc d'Armalite que j'ai d'ailleurs eu vent de la chose (merci Armalite!).


J'ai hésité, puis je me suis dit que, pour 15€ par mois, je pouvais bien tenter l'aventure, vu que les comptes-rendu de la première boîte fleurissaient sur le net et que de fait, le contenu était tout sauf du foutage de gueule pour le prix plus que démocratique de l'abonnement (Clarins, Essie, Nuxe, Redken et l'Oréal, quasi tout en full size). De plus, lors de l'inscription en ligne, il faut remplir un "profil beauté" afin que l'équipe Deauty puissent cibler au mieux les produits en fonction de leur clientèle.

La boîte est envoyée à la mi-mois, et j'ai eu la bonne surprise de recevoir ma première Deauty Box ce jeudi 18 octobre. 

Première impression: 'tain, elle est minus c'te boîte (18x18x6cm)

Deuxième impression: c'est moi qui suis minus, j'm'attendais à une boîte genre 65x45x15cm, duh. On a dit 4 à 6 produits, pas un rayon entier de chez Planet Parfum. Réfléchis un peu nom de Zeus!



Description

La boîte est jolie, toute noire avec le sigle de Deauty. Classieux. Le contenu est niché dans un rembourrage de papier et emballé dans une fine feuille de papier de soie noire avec un petit ruban blanc. Un petit feuillet informatif liste les produits contenu dans la Deauty Box d'octobre qui est donc "dédiée au changement de saison, aux premiers froids [...] et aux journées qui raccourcissent".


Une fois le tout proprement déballé, je tombe sur une carte Kiehl's arborant la pogne en noir et blanc de John Kiehl avec au verso un mini descriptif historique de la marque ainsi qu'un code pour commander sur le site Kiehl's sans payer les frais de livraison. Il y aussi une enveloppe en papier format sac à vomi d'avion miniature avec le sigle de Deauty. Je ne sais pas trop à quoi ça sert, peut-être faut-il être une vraie fille avec de beaux et jolis cheveux brillants et soyeux, de longs cils qui font flap-flap etc, etc pour le savoir?



Contenu

Je dois avouer être positivement étonnée du contenu. Il y a 6 produits en tout, dont trois en full size, et je pense que je pourrai quasi tous les utiliser (je crains de recevoir un jour une boîte totalement à côté de la plaque).

Shu Uemura Art of Hair Essence Absolue Huile Nourrissante Protectrice
Format de voyage (30ml). Une huile nourrissante pour cheveux. Vu que j'ai les cheveux gras, je ne sais pas trop s'il m'est recommandé d'appliquer ça sur mes poils de tête. Mais je connais déjà quelqu'un qui en fera bon usage.


Mascara Méga Volume Collagene 24h Black Smoke de L'Oréal
Parfait, avec mes cils d'asiat' quasi inexistants, c'est le type de mascara qu'il me faut! En plus, c'est le grand modèle.


Crayon Color Riche Le Smoky n°201 Black Velour de L'Oréal
Un classique, avec embout estompeur, en full size aussi, nickel!

Baume à lèvre Kiehl's
Je connais la marque de nom, mais je ne l'ai jamais essayée (vu les prix!). Le baume à lèvre est en plus un de leurs produits phare. Bull's eye, et full size!


Biotherm Biosource gelée nettoyante exfoliant adoucissant pour peaux sèches.
Format de voyage (20ml). Ca tombe bien, j'ai besoin de m'exfolier la tronche et l'exfoliant Lancôme que j'ai depuis des lustres est devenu trop agressif pour ma peau de fesse de bébé.


Biotherm Blue Therapy sérum anti-âge
Format de voyage (10ml). La petite note Deauty reprenant les produits m'indique que de fait, ce produit ne m'est pas vraiment destiné vu mon profil beauté, mais que le produit "offre à la peau un éclat immédiat" et que je peux "l'offrir à une femme de mon entourage concernée par ces problématiques", et sans doute l'emballer dans le bizarre sac à vomi Deauty de voyage? "Tiens Bérangère, vu ta sale tronche ridée comme une pomme desséchée, tachée comme un tablier de boucher et molle comme une huître, j'me suis dit que ça pourrait te faire que du bien". Mmmmm...



Conclusion


Pour 15€, j'estime ne pas m'être faite avoir, loin de là, sachant que le baume à lèvre Kiehl's coûte déjà +/- 8€, ou encore le mascara L'Oréal coûtant +/- 16€. Les produits sont de qualité, et on est pas volé sur les quantités non plus vu que la moitié de la Deauty Box est en full size.

J'ai de suite pris un abonnement trimestriel (45€) et j'ai déjà hâte de voir ce que contiendra la Deauty Box de novembre, et surtout de décembre (je suis sûre qu'il y aura des produits de fête!).

Je ne suis sans doute pas la cliente type de ce genre de beauty box vu mon côté garçon manqué un peu négligée, mais ce genre de petites choses réveille la fille qui fait gnihihihi en moi. Ca donne envie de se chouchouter, de faire un peu plus attention à soi, d'être une gonze, quoi.


jeudi 11 octobre 2012

La vérité sort de la bouche de Maguth - part 5


"Ta capacité de passer du romantisme kawai au gore crasse en un instant est quand même ahurissante."

dimanche 7 octobre 2012

Un délice de petit chèvre

Aujourd'hui je vais être cruelle, car je vais vous parler de quelque chose sur lequel vous ne pourrez pas mettre la main avant le printemps 2013: les délices de la Chèvrerie de la Machine.


Crédit photo: Chèvrerie de la Machine

Depuis la mi-juillet (je crois) de cette année se tient tous les dimanches, de 11h00 à 18h00, un nouveau petit marché bio au Parc du Wolvendael où nous promenons Poupouille: le Marché du Parc. Plutôt habituée au marché - bio lui aussi - du parvis St Pierre qui se tient également le dimanche, c'est par un beau (et trop chaud) jour d'été, profitant de de la promenade pipi de l'après-midi de Lucy, que nous avons été jeter un zoeil à ce marché et à ce qu'il avait à offrir : des paniers bio avec des légumes zarbi que je sais même pas si ça se mange, de très bons cakes aux légumes et/ou à la viande accompagnés de salade et de taboulé pour 6€ le tout, des cookies et autres douceurs, un artisan boucher vendant des salaisons fumées (Maguth est devenu fou), une petite fromagère, bref, sympa et plutôt classique. Parait par contre que j'ai raté les bonbons bio, les savons au lait d'ânesse, un brasseur artisanal et un boulanger/laitier, et que bientôt viendra une madame spécialisée es confiot.

Je ne pense pas vous avoir déjà parlé de mon amour pour le fromage. Etant asiatique, il y avait pas mal de chance que je ne puisse pas digérer le lactose ou tolérer l'alcool. Heureusement pour moi, c'est l'enzyme nécessaire à l'assimilation de l'alcool qui me fait défaut (et vu que je n'en bois pas parce que je trouve pas ça bon, ce n'est pas une perte). Du coup, je peux m’empiffrer de produits laitiers sans craindre de crampes stomacales, et je ne m'en prive pas, au grand dam de mon tour de taille...

Lors de notre petit tour, donc, j'ai vite repéré la petite fromagère. Il faisait étouffant de chaud ce jour-là et elle était venue avec un petit comptoir réfrigérant. Il n'y avait que du fromage de chèvre, et, guidée uniquement par mon esprit scientifique et aventurier et pas du tout par ma gourmandise crasse, je me suis poliment ruée sur les fromages en dégustation, à savoir le petit chèvre frais au miel et au thym, et une bûche. 

Ce fut ma fin.

Une explosion de saveurs d'une douceur incroyable et d'une finesse exquise m'emplit la bubuche. Ce fut comme si un feu d'artifice éclatait dans chacune de mes papilles. Je n'avais jamais mangé de fromage de chèvre avant, tout cela n'était qu'un mensonge. Ce que j'avais sous les yeux, ÇA, c'était du VRAI fromage de chèvre.

Il ne restait plus grand chose déjà à la petite fromagère, mais je reparti avec un petit frais miel/thym et une bûche, qui disparurent mystérieusement le jour-même...

Toute heureuse de ma découverte, le dimanche suivant je pris le chemin du parc quasiment en courant afin de m'acheter "ma dose". Ainsi que le dimanche d'après, et celui d'encore après, et encore, et encore. Malheureusement, ma petite fromagère (oui, parce que c'était déjà MA fromagère) n'était plus là. Je pleurais à chaudes larmes chaque dimanche qui passait et menaçait de mettre fin à mes jours en me jetant du canapé sans la couette. Qui plus est, je n'avais pas gardé les emballages de mes petits miracles et ne savais donc pas du tout comment trouver ma fromagère. 

Ma vie était foutue.

Heureusement que parfois mon cerveau se réveille, et je pris ainsi contact avec la demoiselle qui organise le marché, et je lui soutirai sous la torture (un email poli et désespéré) le nom de ma fromagère.

La Chèvrerie de la Machine. HA haaa! J'avais retrouvé mon messie, ma déesse, ma nouvelle religion, mon élue électorale! Une lumière divine me tomba dessus alors que, fébrilement, je cliquais sur le site et découvrais des photos de chèvres immaculées à la pogne aussi mignonne que celle de Lucy (faut le faire).


Crédit photo: Chèvrerie de la Machine

Ni une ni deux, je leur envoyais en email dans lequel je les suppliais de revenir à Uccle ou ma santé mentale allait en pâtir et ils auraient sur la conscience mon internement à l'asile Arkham (mon nom de super vilain aurait été Goat Cheese Girl, ça poutre du Batman ça). 

Je reçu une réponse le jour-même. Ce que je ne savais pas était que la Chèvrerie de la Machine est une petite exploitation située dans les Ardennes  (tout près de chez ma Môman! Si j'avais su!) et que leur production est de ce fait réduite. Ils ne peuvent donc faire le déplacement sans avoir suffisamment de produits (logique). Bonne nouvelle: pas besoin de me faire lobotomiser, ma fromagère allait venir ce dimanche 7 octobre au Marché du Parc, et je pu qui plus est lui passer commande, histoire d'être sûre de pouvoir avoir mon "fix". Joie j'étais! Ce dimanche étant de plus mon dernier jour de vacance, c'était une bonne manière de clôturer mes trois semaines de "'vraie vie" avant de retourner dans la noirceur du bureau. 

Le marché débutant à 11h, je me rendis avec Maguth et Poupouille au parc vers 11h20, histoire de ne pas sauter sur ma fromagère dès son arrivée. Je dû me retenir fortement de ne pas le faire, mais bon, je suis une ourse civilisée après tout... Contrairement à la horde de bobo qui se pressaient contre son stand!

NAAAOOONN tout est à moi!! Dû-je me retenir de hurler. A la place, je fis un sourire poli à la dame ultra bècebèg de 65 ans qui tentait discretos de me piquer ma place en me toisant du regard (faut dire que j'étais fringuée "parc", c'est à dire avec mon froc de jogg' pourri et raccommodé, mon sweat Assassin's Creed délavé sous ma veste de rando en gore tex qui n'a été lavée qu'une seule fois en 15 ans et mes bottes Aigle roulottées car mon gros mollet rentre pas dedans, top classe. Nan mais vous verrez si un jour vous devez promener un chien au parc: y a pas moyen de rester propre). 

Ma petite fromagère était avec son compagnon qui faisait goûter leurs délices (Naooon! A moi! Tout!) à un public vorace et très propre sur lui. Je faisais clairement tache avec mon costume de parc, mais lorsqu'enfin je reparti chargée de deux sacs rempli de bonheur, je n'aurais pas échangé un seul fromage contre un Vuitton. Sachant qu'en plus je ne reverrai plus ma fromagère avant le printemps, leurs chèvres n'étant plus traites pendant l'hiver (je ne me souviens plus du terme exact utilisé pour décrire cette phase de l'élevage de chèvres), je m'étais fortement lâchée sur les quantités (mais y en a pour les potes, si si!).

Voici donc mon butin délicieux:

Le petit crottin. La pâte est (très) dure, il a du caractère mais reste tendre (aime moi tendre, aime moi vrai)



Le Brin d’Épices: un chèvre ferme tout doux tout frais dans un habit d'herbes aromatiques.



Le camembert. Je croyais que l'appellation camembert n'était que pour les fromages au lait de vache. Tort j'avais. J'adore la croûte un peu collante (oui je suis bizarre). Plus doux que son cousin au lait de vache, il ne coule pas et est succulent avec un bout de pain frais et du raisin blanc.


Les Tomes. Un nature et un à l'origan. Une tuerie intergalactique, l'un comme l'autre. Je les mange sans pain, histoire de savourer pleinement leur goût.


Et mes préférés: les Petits Frais. Ils sont roulés dans divers mélanges d'herbes. Ici de gauche à droite et de haut en bas: frais au gingembre, frais miel/thym, frais grec, frais au poivre et frais au paprika.

Le frais au miel/thym reste de loin mon préféré. Je le mange carrément à la petite cuillère et je ne m'arrête que quand le pot est vide. 

Le frais au gingembre est délicat et subtil. Je craignais un peu que le gingembre ne prenne le pas sur le fromage, mais les deux se marient étonnement bien et forment un couple... délicieux.

Les autres frais aux épices et aux herbes sont tout aussi bons, mais j'avoue leur préférer le miel/thym et gingembre pour leur finesse et l'alliance juste et équilibrée des saveurs. 


Remarquez le souci du détail et de la présentation: le frais au gingembre est délicatement décoré de fleurs séchées colorées. On a presque pas envie de l'abîmer. Presque. 


 Le frais aux truffes du Périgord!


Le fromage ci-dessous, je l'ai reçu en cadeau et je ne sais plus comment il se nomme. Ne sachant pas si  le bleu de la croûte se mange (je pense que oui), je l'ai raclé. Il est goûtu, un peu piquant (juste comme j'aime), et onctueux. J'adore.



Il n'y avait malheureusement pas de bûche, l'affinage de cette dernière n'étant pas encore terminé (Ouin je dis). 

Je vais donc devoir tenir bon et faire une cure de désintox forcée jusqu'au printemps avant de pouvoir à nouveau me régaler de ces petits miracles de la gastronomie. Je sais aussi dorénavant que ma fromagère ne pourra venir qu'un dimanche sur deux, histoire d'avoir suffisamment de trésors à nous proposer lors du marché. Mais je sais aussi maintenant où les trouver si mon désir se fait trop fort. 

Il m'en coûte - vu que tout est à moi - mais bon, je ne vais pas être égoïste et je vais quand même aussi vous donner les coordonnées de la Chèvrerie de la Machine. Parce que vraiment, des petits exploitants aussi respectueux de leurs produits et de leur cheptel qui font tout simplement les meilleurs fromages de chèvre au monde, ça mérite de se savoir. 

Carole Riche et Dany Bosseaux
Chèvrerie de la Machine
Rue de la Machine, 25
5600 Jamiolle
tel: 071 66 63 90
GSM: 0478 74 10 56


Crapak Lucy

Je vous parlais en 2009 de ma (vieille) coupine Sylvie, créatrice de génie et illustratrice fantastique ayant démarré son petit business de Crapaks. Depuis, sa ligne s'est bien étoffée: coussins, cartables, t-shirt pour enfants, chaussons, boîte à tartoch, et j'en passe. Les Crapaks sont bien partis pour nous envahir, et c'est tant mieux!

Ayant déjà fait l'acquisition d'un Crapak collector car issu de la première génération (un hibou magnifique au ventre mordoré), et offert des Crapaks à, je pense, toutes mes copines - Crapak customisé pour chacune siouplé, ze luxe - j'ai eu la joie de recevoir il y a peu une commande spéciale: un Crapak Lucy. Commandé à la base pour ma Môman qui possède pas moins de 5 Crapaks, Maguth tomba sous le charme de ce coussin tout doux au regard de miel, comme notre petite Poupouille, et me demanda de passer commande d'un second coussin à aimer. 

Le voici, avec le modèle original:



Quelques liens pour trouver où se cachent les Crapaks en attendant de trouver une maison aimante:


Site des Crapaks (en construction)

N'hésitez pas, ils vous attendent!

mercredi 3 octobre 2012

Porcelaines et vieilles machines


Ma douce génitrice ayant décidée de fuir l’arrondissement de Bruxelles où elle créchait depuis des lustres et de s'installer dans ce que je nomme "la région des lacs belch'", elle possède à présent une ferme de luxe qui ressemble de plus en plus à une B&B 26 épis si ce n'est qu'étant ma mère, elle non plus n'aime pas les gens et que l'idée de s'occuper de touristes lui donne envie de sortir le tracteur/tondeuse tunné en camionnette de l'Agence Tous Risques.

Ayant récupéré pas mal de porcelaines et de vieux objets ayant appartenu à ma Mamy, elle a réussi à décorer sa maison avec un mélange de rustique, de vintage, de kitch et de modernité qui donne un cachet unique et une identité propre à sa demeure dont je suis une fan absolue. 

Outre le fait que la région est splendide, surtout en automne, nous mangeons toujours comme des ogres quand nous lui rendons visite grâce à son cuistot personnel spécialisé dans le terroir et ses richesses. Lucy quant à elle court comme une dingue dans son jardin immense. Et moi, à chaque fois que j'y vais, je découvre de petits trésors vintage...

Bienvenue ici ! Welcome !

Un joyeux bordel et un véritable mic-mac de ce que j'aime (ou pas), avec photo, jeux débiles, sondages navrants, bref, ma vie quoi ;) N'hésitez pas à laisser un p'tit mot!
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